Réunion de rentrée / Visio Notaire de Nantes

Présents

Benjamin, Bertrand, Hélène et Nicolas, Marion, Patricia et Fréderic, Christophe et Catherine. En Visio de Genève : Sébastien, Thibault et Gisela
 
Hélène : acquisition d’un bien en Saône et Loire : maison habitable + ferme + 1 ha de terrain agricole, mitoyen à une maison familiale. Achat à plusieurs, projet à long terme, pas en résidence principale pour le moment. Des aménagements à prévoir. Une activité professionnelle qui apporterait une rémunération ou un loyer ? Pas encore prévu, mais pas exclu. Activité accessoire, pas le projet du lieu. 
 
Notaire : Il faut distinguer 2 notions : la propriété (SCI), et ce que j’en fais : résidence ou activité ? En fonction de ce qu’on en fait, certaines autorisations administratives sont à demander. 
Résidence secondaire ou principale ? Pas très important, sauf pour le règlement intérieur qui pose les règles de fonctionnement. 
Quand on achète un bien via une SCI, les statuts permettent d’indiquer la gestion quotidienne. Nomination d’un gérant, qui peut être rémunéré. Liberté quasi -totale dans la rédaction des statuts. La difficulté, c’est le nombre. 
 
Nicolas :  Chacun son coin privé, selon la surface souhaitée +parties communes importantes. Mode de fonctionnement très courant en Suisse (ex : laverie commune). Notion de bien commun, d’espace commun.
En France, le concept de co-propriété distingue les parties communes et les parties privatives. En général, les parties communes sont le hall et les escaliers. Mais on peut définir à l’avance les surfaces qui seront parties communes, et celles qui seront parties privatives. 
 
Notaire :  Dans le futur, il faut prévoir les cas de mésentente, décès, cession et vente.
Si c’est la SCI qui achète, on est propriétaire de parts sociales et non d’un bien (appartement privé), ça ne donne aucun droit.  
Les parts sociales sont invendables à l’extérieur, seulement entre amis. 
En cas de décès, les parts sociales vont aux héritiers. 
On prévoit plutôt une SCI fermée, donc avec une priorité donnée aux associés et non aux héritiers. 
 
Possibilité de constituer une société civile ( régie par le Code Civil) avec règlement de copropriété qui anticipe tous les cas de figure, mais ne peut être juridiquement possible que lorsque les travaux sont terminés. A faire dans un 2ème temps, donc implique des frais supplémentaires. 
 
Dans une SCI, on est tous liés, c’est complexe, mais on peut écrire les statuts et un règlement intérieur précis, qui n’a de valeur qu’entre nous. En cas de mésentente, compliqué, car pas de recours possible.  
 
Nicolas : Il faut réfléchir en deux temps : 
1-    Créer une SCI propriétaire du bien. 
2-    D’ici deux ans, se mettre d’accord sur le règlement intérieur : qui prend quoi, quelles règles du jeu, quelles missions on donne à l’architecte pour séparer les espaces. 
 
Première SCI, très égalitaire dans le principe. Montant du bien à diviser entre les personnes, tout le monde a le même nombre de parts. 
 
Dans un second temps : si l’un veut vendre, les autres sont prioritaires. Une 2ème démarche juridique est entamée à ce moment-là. 
 
Notaire : C’est la SCI qui va emprunter, les associés remboursent en fonction de leurs parts la SCI qui rembourse l’emprunt. Même pour les parties privatives. Tout le monde est solidaire vis-à-vis de la banque. 
 
Benjamin : Comment différencier le principe du droit de vote : une personne/une voix et le principe du nombre de parts sociales (plus importantes pour ceux qui ont un appartement plus grand) donc avec plus de pouvoir dans la prise de décisions ? 
 
Notaire : En fonction des décisions, le gérant a le pouvoir vis-à-vis des tiers (comme un syndic). Dans le cas d’une Assemblée Générale, tout dépend de ce qui a été prévu dans les statuts. 
Logique générale : 10% de parts = 10% de vote
Mais dans les cas particuliers, il faut définir des règles particulières : 
Ex : la vente : unanimité des associés, ou majorité aux ¾ ou aux 2/3. 
On ne peut pas dissocier son droit de vote du nombre de parts qu’on détient, sauf de façon extraordinaire et motivée. 
Ceux qui mettent plus ont donc le contrôle de la structure. 
Si quelqu’un met 50 000 € de plus, la société lui doit 50 000 €. 
 
Obligation de tenir une comptabilité et de déposer chaque année les comptes au greffe. Prendre un expert-comptable pour la clôture des comptes. 
 
Compte courant : possibilité de se racheter les parts entre nous. Mais fiscalité de 5% en taxes. (pas bien compris …)
 
La valeur des parts est réévaluée par rapports aux travaux effectués et à la valorisation des biens. 
La valeur des parts qu’on détient est à la hauteur de ce qu’on apporte. 
 
Thibault : Quels sont les avantages de la SCI par rapport à une copropriété ? On y voit beaucoup de contraintes. 
 
Notaire : Pour constituer une co-propriété, il faut faire appel à un géomètre, qui définit les lots en fonction des m2. Il faut que la propriété existe matériellement, pour qu’on puisse la diviser, sauf si on sait déjà exactement quoi faire. Quand tous les travaux sont terminés, chacun est propriétaire d’un lot de co-propriété. 
 
(Au départ, souvent un propriétaire unique d’un immeuble qui divise son bien en appartements privatifs)
 
On peut envisager d’abord une Société Civile ( SCI) pour l’acquisition du bien, puis un passage en co-propriété où chacun est propriétaire de lots privatifs et non pas détenteurs de parts sociales. Implique un nouvel acte juridique qui permet de sortir de la SCI.    
 
Permet de vendre à qui je veux, c’est le Code Civil qui prévaut. 
Mais pas possible d’avoir des parties seulement collectives. Pour Hélène et Nico, il faudrait acheter au moins 1 m2 privatif. 
 
Nicolas : Les quatre frères et sœurs Billard sont en indivision pour la maison familiale : peuvent-ils se porter acquéreurs en indivision d’une part de SCI, ou seulement à titre personnel, chacun sa part ?
 
Notaire : Chacun peut devenir copropriétaire s’il contribue par de l’argent. 
Le règlement intérieur de la SCI permet d’être le plus complet possible et d’envisager tous les cas de figure. 
 
Dans une SCI familiale, pas de parties privatives. On peut dégager les parties privatives d’une SCI si on constitue une autre société qui les rachète. 
 
Pour un notaire, la notion de propriété est liée au terrain, c’est quelque chose qui doit pouvoir être matériellement divisé. 
 
Christophe : Si décès ou vente ? 
On convoque une Assemblée Générale, qui décide en fonction des modalités du vote prévu pour ce cas de figure. 
Ex : Si pour la vente, on décide qu’il faut un accord de ¾ des associés pour vendre : Si refus, soit un autre associé rachète les parts ( et devient majoritaire),  soit la société annule les parts, on est alors 9 au lieu de 10. 
 
Ex : décès : les héritiers devront adopter le règlement intérieur. On a tout intérêt à blinder le règlement intérieur, sans pour autant en faire une usine à gaz. 
 
On peut le rédiger par nous-mêmes d’après un modèle, puis le faire valider par un notaire (moins coûteux). 
 
Phase intermédiaire : 
SCI où chacun met sa part + constitution du projet. 
Si on n’est pas d’accord sur la suite du projet, c’est la majorité qui l’emporte, ou les 2/3 selon ce qui est prévu dans les statuts. 
Minorité de blocage ? alors on va en justice. 
La SCI permet d’éviter les problèmes de l’indivision (image de l’Union Européenne) 
 
Catherine : Un conseil à nous donner ? 
 
Notaire : Si vous savez quel lot privatif pour chacun et quel type de travaux vous voulez mener avant l’acquisition du foncier, on peut déjà faire un règlement de copropriété en prévoyant tout ça. 
 
Après, chacun est propriétaire de son lot, et les assemblées ne concernent que les parties communes. On entre alors dans un autre système juridique : 
On est propriétaire d’un lot privatif +propriétaire de tant de millièmes des parties communes. Pouvoir du droit de vote en fonction de ce que chacun doit payer. 
 
Différence entre Syndic, bras droit des copropriétaires qui gère les travaux et le Syndicat des copropriétaires qui représentent les copropriétaires (pas bien clair pour moi …) 
 
Benjamin : Envisager une réserve qui permettrait de laisser sortir les hésitants pendant la phase transitoire. 
 
____________
 

Discussion entre nous : 

  • Acheter avant Décembre
  • SCI avant pour l’achat / Copro après ? 
  • Prévoir 2000 euros de frais pour créer la SCI, hors frais de notaire 
  • + réserve pour que certains puissent sortir. Si quelqu’un veut sortir, prévoir que les frais ne sont pas remboursables. 
 
Marion : Si je veux un spa chez moi, qui paie ? 
Toi, donc ça augmente tes parts. 
Plus facile pour transmettre.  
 
On réévalue nos parts tous les ans. 
 
Si SCI, bien comprendre que les parties privatives ne nous appartiennent pas, je n’ai pas un bien, mais des parts dans une SCI. 
 
Quelles sont les conditions d’emprunt pour une SCI ? 
Certains peuvent prêter à la SCI. Quelles conditions de garantie ? 
 
Marion : Projet pensé essentiellement autour d’Hélène et Nicolas. Que devient le projet sans elle/eux ? 
 
Des questions : apport d’un couple ou de deux individus ? 
Qui a le droit d’y habiter ? 
Compte courant qui n’est pas alimenté par l’apport initial. Que se passet-il quand on sort ? 
 
Des chiffres : 
155 000 € + 7% de frais de notaire + 2000 ou 3000 € de frais divers + 15 000 € de provision. 
Apport global à prévoir pour chacun ? 
 
Des délais : 
Prévoir 2 ans pour établir le cahier des charges pour Eric l’architecte. 
Deux années pour obtenir les permis de construire (?) 
Une année de travaux ? 
 
Objectif : confirmer son engagement d’ici fin Septembre. Réunion prévue le 25 septembre à 19h à Poynotes. 
Réfléchir aux statuts d’une SCI pour acquérir le bien, en examinant les conditions d’entrée et de sortie du projet si quelqu’un ne peut pas investir + principe du droit de vote.  (Benjamin s’en charge  
 
Réfléchir à une deuxième structure, ou extension de la première, deux ans après. 
 
 
 
 

Commentaires

CW a dit…
Hello everybody,
Un article clair sur comment emprunter pour financer un bien ou des travaux dans le cadre d’une SCI
https://www.legalplace.fr/guides/emprunt-sci/
Cela promet des discussions pour viabiliser notre projet.
Bonne lecture
Christophe
Ben a dit…
Bonjour,
Je pensais avoir envoyé ce mail à 19h30 hier, mais ne retrouve plus de trace … bug informatique, excusez-moi si vous le recevez deux fois.
Voici un tout premier jet pour les statuts.
J’espère que certains pourront prendre le temps de tout lire attentivement, sinon, en gris, on a besoin d’informations, et en jaune, vous trouverez les points critiques que vous devez comprendre avant de signer.

J’ai aussi refait un budget.
En projection prudente, mais réaliste, j’arrive à 19,500€ par associé. Si tout va bien et on est 12 par exemple, ça peut descendre en dessous de 15,000€ mais à contrario, en scénario catastrophe, on frôle les 25,000 (si on n’est plus que 7 par exemple) et j’imagine que le projet serait abandonné.
Vous pouvez jouez avec les chiffres on modifiant les cellules jaunes.
C’est à valider avec un comptable, mais il me semble judicieux de limiter le capital social à la valeur actuelle du bien.
Ainsi avec une mise de 19,500, chacun aurait 10 parts de 1500€ chacune ainsi qu’une créance de la société de 4500€.
Un tel montage donnera plus de flexibilité s’il est validé par le comptable.
Ainsi on ré-évaluera la valeur des parts pour toujours refléter la valeur réelle du bien.

What do you think?
Ben
Eve a dit…
Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu être avec vous vendredi soir!
Merci à tous les contributeurs du we pour les nombreux documents. Si j'ai bien compris et si Bertrand m'a bien expliqué, le projet s'accélère dans son calendrier de réalisation finale puisque, au delà de l'achat rapide du bien qui était déjà dans les tuyaux, on envisage désormais une réalisation des travaux dans un délai de trois ans.

Il nous semble du coup d'autant plus important d'avoir des données chiffrées. Le document de Ben donne déjà une idée très réaliste du ticket d'entrée selon la taille du groupe. Pour la deuxième partie, soit la réalisation des travaux, peut on simuler quel montant la SCI envisage d'emprunter et quel serait donc le loyer à rembourser pour chaque détenteur de part? Il y a peut être plusieurs scénarii à faire selon les surfaces.

J'avoue que j'avais sans doute un peu laissé cette question de côté, car je ne m'y projetais pas si vite. La question devient d'autant plus importante s'il s'agit d'un projet à échéance courte.

Il semble qu'il est nécessaire d'avoir ces infos pour savoir si on peut financièrement s'engager ou non. Qu'en pensez vous?

Très bonne soirée et souriez, demain c'est lundi! :-)
Bises

Eve
Ben a dit…
Salut Eve,

Il y a trop de paramètres inconnus pour être précis, mais j’ai rajouté trois scénarios pour les travaux, dans l’Excel.
J’ai cru comprendre que les travaux totaliseraient entre 700k€ et 1M€.

Mon calcul Excel montre un coût mensuel pour chacun (à partir de 2022) de :
Projection prudente réaliste 450 € (on est 10, emprunt de 700k€ sur 15ans + 5 k€ d’apport chacun)
Projection optimiste 250 € (on est 12, emprunt de 700k€ sur 20ans + 6 k€ d’apport chacun)
Projection catastrophe 850 € (on est 8, emprunt de 900k€ sur 12,5ans + 6 k€ d’apport chacun)
Cela présume qu’on serait tous égaux en remboursement ce qui ne sera le cas que pour les parties communes.
Les parties privatives seront au prorata.
En toute probabilité, il faudrait débloquer l’argent en plusieurs lots, séparés de quelques années, ainsi les remboursements commenceraient bien plus bas pour n'atteindre ces montants qu’une fois le dernier chantier payé.
Mais comme je disais au début, il y a encore trop d’incertitudes pour s’engager sur des chiffres qui pourraient s’avérer plus bas, ceci permet juste d’avancer la réflexion.
J’ai une relative confiance dans la fourchette entre 200 et 500 € par mois par personne (avec peut-être un apport de 5k€ au début de travaux si la banque prêteuse insiste).

Ben
Gnaha a dit…
Salut à tous,
Juste un point sur la question que pose Eve concernant le calendrier, car je n’ai pas souvenir que nous soyons revenus sur les phases que nous avions évoquées auparavant, pour mémoire à la grosse louche :
Une première étape de 2 ans pour se mettre d’accord sur le cahier des charges à donner à l’architecte
Une deuxième de 1 an pour créer les plans, s’entendre sur ceux-ci puis obtenir le permis de construire
Une troisième de 1 an plus le petit retard ( 6 mois ? 1 an ? 2 ?) pour la réalisation des travaux.
Quoi qu’il en soit, je n’imagine pas le premier coup de pioche à moins de 3 ans à partir d’aujourd’hui

Des bises du lundi,

Nicolas
Eve a dit…
OK! D'autant plus qu'il faut j'imagine intégrer dans le planning l'obtention du financement qui doit être un peu plus long puisque l'ensemble des membres de la SCI devront présenter leur dossier d'emprunt?
Le sujet budgétaire reste d'actualité et le tableau que Christophe nous a envoyé mérite une attention particulière pour se mettre d'accord au moins sur une base minimale de surfaces et sur un scénario financier possible.
Au 25 donc!

Bonne soirée
Eve

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